La patrouille Breitling à Airexpo

le meeting aérien Airexpo entre en scène au sol et dans le ciel de l’aérodrome Muret-Lherm pour le plaisir des passionnés et des familles. Ils ont la passion commune pour l’aéronautique. Et pour cause, c’est leur voie d’avenir pour laquelle ils « bûchent » depuis septembre 2011 à L’Enac, comme à L’Isae. Une cinquantaine d’ étudiants de première année de ces prestigieuses écoles toulousaines d’ingénieurs en aéronautique planchent également depuis la rentrée scolaire sur un second défi : réussir au moins aussi bien, sinon encore mieux que leurs camarades de la promotion précédente, le plus grand meeting aérien du Sud-Ouest : Airexpo qui fête ce samedi 12 mai sur l’aérodrome de Muret-Lherm sa 26e édition. Cette année encore le show aérien promet d’être grandiose, « toujours dans l’esprit familial et convivial qu’ont souhaité nos aînés » précise Nicolas Contant le président d’Airexpo 2012.

On vient en famille à Airexpo pour apprécier le grand choix d’animations au sol, pour tous les âges ; dans un village aéronautique avec ses stands, son ambiance kermesse ; les visites d’appareils de légende. Pour la meilleure partie du show, il faudra lever les yeux. Le ciel muretain sert de décor à l’histoire de l’aviation à travers les époques avec le P51 Mustang, le Skyraider ou le Bonco OV10.Les amateurs de sensations fortes ne seront pas laissés pour compte avec des démonstrations de voltige ; une course entre un avion et une voiture de course. Côté innovation, à voir trois « Cricris » : thermique, électrique et à réaction . Airbus qui est l’un des partenaires d’Airexpo présentera ses avions vedettes, en prélude à l’affiche principale du meeting : les sept L39 Albatros de la Breitling Jet Team qui pour une démonstration rythmée évolueront à plus de 700 km/h.

Les origines du L39 Albatros

C’est en février 1964 que le Ministère tchécoslovaque de la Défense émit un cahier des charges préliminaire visant à la réalisation d’un biplace d’entraînement à réaction destiné à succéder à l’Aero L-29 Delfin. S’en suivit un certain nombre de tractations avec le principal client potentiel, l’Union soviétique. De ce processus naquit la décision d’équiper le futur appareil d’un turboréacteur dérivé de l’Ivchenko AI-25 équipant le triréacteur de transport Yak-40. Tandis qu’une équipe dirigée par Jan Vlček, responsable du bureau d’études chez Aero, assisté de Karel Dlouhý, responsable des études préliminaires, travaillait à mettre en forme un avion aussi simple de structure et de configuration que le L-29, Motorlet (Walter) était chargée du développement du réacteur AI-25W tandis que le VZLÚ de Letňany (en) s’occupait de la réalisation d’un siège éjectable approprié, le VS-1. Piloté par Rudolf Duchoň, le prototype L-39 X-02 effectua son premier vol le 4 novembre 1968 sur le terrain de Vodochody.

Si les essais en vol révélèrent immédiatement les excellentes qualités aérodynamiques du L-39, des problèmes apparurent au niveau de la motorisation et du dessin des prises d’air, qui durent être modifiées, entraînant un élargissement du maître-couple. Les trois prototypes suivants furent donc utilisés pour régler ces problèmes, deux autres servants à des essais au sol. Le septième prototype reçut les prises d’air définitives et servit à la mise au point du système de contrôle d’environnement et d’une APU utilisant une turbine française Saphir 5, ce qui rendait le L-39 totalement autonome au sol.

C’est finalement le turboréacteur AI-25TL, produit par Progress en Ukraine, qui fut retenu, moteur testé en 1971 sur les prototypes X-02 et X-07, tandis que la production de série était lancée et l’appareil officiellement baptisé Albatros. Alors que le premier des 10 appareils de présérie était livré le 28 mars 1972 à l’armée de l’air tchécoslovaque, les essais se poursuivaient à un rythme élevé : au cours de l’été 1972 le X-07 effectuait ses essais officiels en Tchécoslovaquie, avant d’effectuer l’année suivante les épreuves de validation officielle permettant son emploi en Union soviétique. En 1977 apparurent de nouvelles versions du L-39 Albatros, et le modèle de base fut désigné rétroactivement L-39C. Le L-39 est aussi capable d’utiliser des aérodromes improvisés avec un équipement minimal. L’avion a été construit pour des vols de reconnaissance. Au total Aero Vodochody a livré 2 843 L-39 Albatros jusqu’en 1997.

Règlementation du vol en avion de chasse

Le vol en avion de chasse se régule – et c’est tant mieux. Voici en intégralité le texte de la DGAC, éditant les articles régulant « le vol à sensation » qui comprend notamment le vol sur avion de chasse, mais aussi vol de voltige. Tout ceci est pour la sécurité des passagers, nous ne pouvons donc qu’applaudir.

Article 1er
Au chapitre I de l’annexe de l’arrêté du 24 juillet 1991 sus visé, il est inséré, avant la définition du vol de démonstration, la définition suivante : «Vol à sensation : vol dont les points de départ et de destination sont identiques, effectué pour l’agrément, aux fins de créer des sensations fortes aux passagers par des manœuvres de voltige, et comportant des variations rapides ou de grande amplitude des paramètres de vol (assiette roulis tangage, vitesse et accélération).»

Article 2
Il est ajouté un chapitre VIII à l’annexe du même arrêté, ainsi rédigée :

« CHAPITRE VIII – VOLS A SENSATIONS
8.1 Généralités
8.1.1. Définition
Est considéré comme exploitant toute personne responsable de l’organisation ou de la pratique d’une telle activité.

8.1.2 Etude de sécurité
Avant d’entreprendre son activité de vols à sensation et préalablement à la rédaction de son projet de manuel d’exploitation, l’exploitant s’assure par une étude de sécurité qu’il met en œuvre toutes les précautions raisonnables afin d’assurer un niveau de sécurité acceptable. L’exploitant met en œuvre un système de gestion de la sécurité (SGS) afin de maintenir ou d’améliorer le niveau de sécurité. Avant chaque vol l’exploitant informe les passagers, par écrit, que le vol répond au niveau de sécurité qu’il a défini par son étude et que celui-ci peut différer de celui défini pour le transport aérien public. L’exploitant doit obtenir confirmation de l’acceptation par le passager.

8.1.3 Déclaration d’activité
L’exploitant déclare son intention de commencer une activité de vols à sensation auprès des services compétents par la mise à disposition du projet de manuel d’exploitation. Il doit informer les services compétents lorsqu’il cesse son activité.

8.1.4 Suspension de l’activité
Les services compétents peuvent suspendre les activités de vols à sensation s’il est constaté que le niveau de sécurité est insuffisant. Ils notifient par écrit cette décision à l’exploitant.

8.2. Manuel d’exploitation
8.2.1 Généralités Un exploitant ne peut utiliser un aéronef dans le cadre de vols à sensation ou pour la formation de pilotes à leur pratique que s’il a mis à la disposition du personnel intéressé un manuel d’exploitation. Le manuel d’exploitation est un document préparé par l’exploitant. Il est destiné à mettre à la disposition de l’exploitant et du personnel de l’exploitant les règles et procédures à suivre, ainsi que toutes les informations et instructions nécessaires pour que les divers objectifs de l’exploitation soient atteints dans des conditions de sécurité satisfaisantes. Le manuel doit être facilement utilisable. L’exploitant doit s’assurer qu’il est connu et mis en application par le personnel concerné. Le manuel doit être tenu à jour.

8.2.2. Rédaction et contenu
L’exploitant s’assure que : 1/le manuel d’exploitation contient toutes les consignes et informations nécessaires au personnel d’exploitation pour exercer ses attributions ; 2/ le manuel d’exploitation est modifié ou révisé de manière que les instructions et les informations qu’il contient soient à jour, 3/ l’ensemble du personnel d’exploitation est informé des modifications apportées aux parties du manuel relatives à ses fonctions, 4/ Le contenu du manuel d’exploitation est précisé en annexe VII, 5/ Sous réserve de l’accord des services compétents, un manuel différent dans sa forme peut être fourni si l’exploitant le juge mieux adapté aux besoins de ses personnels, 6/ le contenu du manuel d’exploitation, y compris l’ensemble des modifications ou révisions, ne contrevient pas aux règles applicables, et est acceptable par les services compétents.

8.2.3. Mise à disposition du manuel d’exploitation
Le projet de manuel est fourni aux services compétents trente jours avant le début de l’activité. L’exploitant informe les services compétents de l’organisation et des procédures qu’il met en place en vue d’assurer d’une part que l’exploitation forme un ensemble cohérent et d’autre part que les instructions, consignes et informations données au personnel permettent de respecter la réglementation technique applicable, notamment en matière de sécurité.

8.2.4. Amendements et modifications
Toute modification de l’activité ayant une incidence sur le manuel d’exploitation doit faire l’objet d’un amendement. L’amendement au manuel d’exploitation est fourni aux services compétents par l’exploitant trente jours avant la date prévue pour la mise en œuvre de la modification, sauf lorsque la sécurité exige une action immédiate. L’exploitant doit réviser le manuel d’exploitation en fonction de l’évolution de la réglementation.

8.2.5. Contrôle
Les services compétents peuvent imposer des modifications au manuel ou à ses amendements s’ils constatent que son contenu n’est pas conforme à la réglementation technique applicable à l’exploitation ou dans l’intérêt de la sécurité.

8.2.6. Utilisation
L’exploitant et son personnel, notamment les équipages de conduite doivent se conformer aux consignes et procédures du manuel d’exploitation pour l’exécution de leurs missions.

8.3 Organisation
L’exploitant s’assure que son organisation et sa gestion sont adaptées à son volume d’activité, et que des procédures de supervision des opérations ont été définies. L’exploitant nomme un dirigeant responsable, ayant l’autorité pour s’assurer que toutes les activités liées à l’exploitation et à la maintenance peuvent être financées et effectuées selon les normes requises par les services compétents. L’exploitant désigne des responsables, chargés de l’encadrement et de la supervision des domaines suivants: opérations aériennes, système d’entretien, formation des équipages, opérations au sol et gestion de la sécurité. Une même personne peut cumuler plusieurs responsabilités.

8.4 Aéronefs
Les aéronefs utilisés pour effectuer des vols à sensation doivent répondre aux conditions
suivantes : 1/ l’exploitant s’assure que l’aéronef utilisé et son manuel d’entretien sont compatibles avec les opérations envisagées ; 2/ l’aéronef est muni d’un titre de navigabilité en état de validité, reconnu par la France; 3/ l’aéronef est exploité conformément aux limites et privilèges associés à ce titre ; 4/ l’aéronef est entretenu selon les dispositions du Règlement (CE) n°2042/2003 de la Commission du 20 novembre 2003 modifié. En complément des équipements requis par le chapitre II de l’annexe au présent arrêté, tout aéronef utilisé dans le cadre de vols à sensation est équipé d’un dispositif scellé d’enregistrement des facteurs de charge. Dans le cas d’aéronefs munis de siège éjectable, l’exploitant en précise les conditions d’entretien et de mise en œuvre.

8.5 Exécution des vols
Le profil du vol est compatible avec le domaine de vol et les limitations spécifiées dans le manuel de vol de l’aéronef utilisé. Ce profil de vol doit être décrit dans un programme d’évolutions figurant dans le manuel d’exploitation. L’exploitant définit en liaison avec les services de la circulation aérienne des zones d’évolution protégées définies dans les plans horizontal et vertical permettant de minimiser les risques de collision en vol et au sol.
Les évolutions au-dessus des agglomérations, des rassemblements de personnes ou d’animaux, ainsi que celles créant des nuisances sonores excessives, ne sont pas autorisées. Toute information utile au déroulement du vol est présente à bord de l’aéronef.

8.6. Compétence des personnels navigants
Les personnels navigants effectuant des vols à sensation doivent avoir suivi les formations définies par l’exploitant, et portées au manuel d’exploitation, pour l’exercice de ces activités. Ils doivent avoir reçu une déclaration de niveau de compétence conforme à l’annexe II, délivrée par une structure désignée par l’exploitant pour assurer cette formation. L’exploitant devra pouvoir justifier de la formation initiale de chaque personnel navigant, de la délivrance de la déclaration de niveau de compétence et du maintien de ce niveau de compétence, et archiver les documents correspondants.

8.7. Exploitants assurant la formation aux vols à sensations
L’exploitant définit dans son manuel d’exploitation le niveau, et les procédures de formation nécessaires de ses personnels. Les exploitants assurant la formation doivent déposer un dossier de référence conforme à l’annexe II du présent arrêté. Les instructeurs chargés de la formation en vol des personnels navigants aux vols à sensations doivent être titulaires des qualifications requises pour dispenser l’instruction en vol relative à la licence exigée du personnel navigant en formation. »

Article 3
Il est ajouté une annexe VII à l’annexe du même arrêté, ainsi rédigée :
«Annexe VII – COMPOSITION DU MANUEL D’EXPLOITATION POUR LES VOLS A
SENSATIONS
A GENERALITES
1 Organisation et responsabilités
Noms et fonctions des principaux responsables de l’organisation, Dirigeant, Responsable des opérations, Responsable de la gestion de la sécurité, Responsable formation. Dans les petites structures, une seule personne peut cumuler les différentes responsabilités
L’exploitant désigne l’organisme responsable de la gestion du maintien navigabilité

2 Description du SGS
L’exploitant décrit son système de gestion de la sécurité (SGS) lui permettant de s’assurer qu’il a pris en compte dans son exploitation tous les risques inhérents aux conditions particulières des vols à sensations. Pour mettre en œuvre un tel système de gestion de la sécurité, l’exploitant : 1/ définit une politique et des objectifs en matière de gestion de la sécurité ; 2/ assure la gestion du risque, notamment en identifiant les dangers, en évaluant et minimisant les risques associés par la mise en œuvre d’actions appropriées ; 3/ s’assure du maintien de la sécurité, notamment par le suivi et l’évaluation régulière de ses performances en matière de sécurité, des changements pouvant les affecter, dans un souci d’amélioration continue ;

B. EXPLOITATION DE L’AERONEF
1 Limitations
Ce chapitre précise notamment les limitations spécifiques au type d’activité exercé. Pour les autres limitations une référence au manuel de vol suffit.

2 Procédures normales
Ce chapitre précise toutes les informations sur les procédures à suivre pour l’exécution sûre et répétitive des évolutions. Ce chapitre précise également les conditions d’accès des passagers. Il précise également le contenu du briefing fait avant chaque vol aux passagers pour présenter les informations nécessaires sur l’utilisation des systèmes de secours et la conduite à tenir en cas d’urgence.

3 Procédures anormales et d’urgence
Ce chapitre précise notamment :
– le traitement des pannes survenant lors des évolutions
– les méthodes d’évacuation si des dispositifs particuliers sont prévus
– la conduite à tenir en cas d’incidents passagers (malaise : panique) ou de mauvais comportement

4 Performances
Le manuel d’exploitation contient les références aux données contenues dans le manuel de vol, ainsi que toutes les données additionnelles relatives aux performances nécessaires à l’exécution des vols à sensation.

5 Préparation du vol
Données et instructions nécessaires à la planification du vol avant le vol et en cours de vol. Cette préparation vise à assurer la collecte de toutes les informations nécessaires à l’exécution sûre des évolutions. Détermination du programme des évolutions et des conditions météorologiques minimales permettant les évolutions. Méthode de détermination et vérification des conditions d’aptitude médicale requises pour les passagers et des conditions d’aptitude à utiliser les systèmes de secours. Modalités d’arrimages des objets en cabine avant de débuter les évolutions

6 Masse et centrage
Ce chapitre contient toutes les précautions particulières à prendre pour l’exécution du programme de vol notamment les instructions et données pour le calcul de la masse et du centrage, ainsi que les procédures et dispositions pour le chargement et l’arrimage du chargement à bord de l’avion et les limitations de masses applicables aux passagers.

7 Quantité et gestion carburant
Les méthodes selon lesquelles les quantités minimales de carburant, et de devant être embarquées sont déterminées et contrôlées en vol. Cette section doit également inclure des consignes sur la quantité et la répartition des fluides embarqués à bord. Ces instructions doivent tenir compte de toutes les circonstances susceptibles de se produire en vol.

C. FORMATION
Ce chapitre contient tous les programmes de maintien des compétences ou de remise à niveau des navigants ainsi que les conditions de vérification de ces aptitudes. Il précise notamment les conditions d’expérience récente dans l’activité. L’exploitant nomme les personnels de formation, de contrôle et de supervision. L’exploitant précise l’expérience minimale des pilotes pour exercer l’activité de vols à sensations. L’exploitant décrit les modalités d’évaluation des compétences individuelles par un pilote nommé par l’exploitant.»

Vous voila également informé afin que vous puissiez choisir au mieux votre vol en avion de chasse. Sachez que cette directive devra être en application d’ici septembre 2012.

Le métier de pilote de chasse

Le pilote de chasse. Personnel central du dispositif air, il exécute les missions aériennes aux commandes d’un aéronef de combat de l’Armée de l’air (Rafale, Mirage…). Ses champs d’intervention sont multiples : au sol dans le cadre de la préparation de la mission (briefing/débriefing, contrôle de l’aéronef…), dans les airs (pilotage). Le pilote de chasse est affecté en escadron de chasse sur une base aérienne opérationnelle, mais aussi sur une base aérienne école, en qualité d’instructeur.

Le pilote de chasse effectue des missions de combat, de dissuasion, d’interception et de reconnaissance… La durée de contrat d’un pilote de chasse est de 8 ans, reconductible, avec un maximum de 20 années par contrats successifs. La formation de pilote de chasse débute par une formation militaire commune aux élèves officiers du personnel navigant de 17 semaines à Salon-de-Provence (formation militaire initiale, formation militaire générale de l’officier avec stage de parachutisme, stage d’anglais). Puis la formation se poursuit par la formation pilote de chasse d’environ 4 ans (formation sol, formation initiale et formation avancée).

A l’issue de la formation en école, le pilote de chasse est affecté alternativement soit en escadron de chasse pour une carrière centrée sur l’opérationnel, soit en unité navigante école en tant qu’instructeur.

500ème vol test pour le SU-35

Le 500ème vol test du SU-35 a eu lieu. L’avion a été piloté par Sergueï Bogdan qui avait eu en Février 2008 la chance de faire décoller l’avion pour la première fois. Le SU-35 est un avion de chasse multifonctions russe qui doit rivaliser avec les avions de 4ème générations du type Rafale, EF2000 et autres avions de chasse modernisés comme le F-15. Les tests ont porté sur la manœuvrabilité et la stabilité de l’avion, notamment à grande vitesse. Le SU-35 atteint 2400 kmh à 18000 pieds, son plafond opérationnel, et bénéficie d’un système de détection de cibles air-air de plus de 400km. Cette distance est nettement plus grande que celle de ses rivaux ce qui en fait un avion potentiellement redoutable. Néanmoins, le SU-35 se verrait en deçà des possibilités des avions américains JSF et F-22, qui ont la chance d’être furtifs. Le programme russe doit fournir 48 avions au ministère de la défense russe d’ici à 2015.

Focus sur le Mig 29 Fulcrum

Le Mig 29 « Fulcrum » sera et restera un avion de chasse à part. Cet avion dédié à maintenir la suprématie aérienne de la Russie, a été développé dans les années 1970 par les usines Mikoyan Gourevitch. Destiné à contrer les avions de chasse F15 et F14 de l’armée américaine, le Mig 29 a bénéficié des avancées technologiques développées par Sukhoi, et notamment le fameux « thrust vectoring » qui permet à l’avion de réaliser la désormais célèbre figure du cobra. Plus important encore, le Mig 29 devenait grâce à ce système de modification des tuyères, l’un des avions les plus agiles, donc des plus dangereux. Il était à ce point considéré comme dangereux par les USA qu’ils en achetèrent 21 en 1997 alors que l’Iran s’apprêtait à les vendre à la Moldavie.

Les forces du Mig 29 sont l’agilité, la puissance et sa capacité d’attaquer plusieurs objectifs à la fois. Il est également capable de voler à très haute altitude, à 25km d’altitude – dans la stratosphère, ce qui en fait un avion redoutable. Près de 1200 avions ont été construits et exportés à travers le monde. Expérience extraordinaire, il est maintenant possible pour toute personne – avec un peu d’argent certes – de faire un vol en avion de chasse sur Mig 29. Ces vols sont réalisés depuis Nizhniy Novgorod (ex Petrograd), sur la base aérienne de SOKOL, la base des vols tests des Mig. Plusieurs vols sont possibles : du simple vol acrobatique au vol supersonique, et même au vol stratosphérique ! En savoir plus sur ces vols en Mig 29.

Avion de légende: Hawker Hunter

Le Hawker Hunter est un avion britannique mythique. Développé par Hawker Aircraft, le Hawker Hunter a vu le jour en 1951, et témoigne d’une longévité exceptionnelle puisque les derniers Hawker Hunter ont été mis hors service dans les années 1990 uniquement. Cette longue vie est due aux performances exceptionnelles de cet avion de chasse qui fut exporté dans 19 pays. Le design du Hawker Hunter reste simple et efficace, avec deux entrées d’air dans les ailes pour faire de la place au canon et radar dans le nez de l’avion. La version d’entrainement, le Hawker Hunter T7 permet au pilote et copilote d’être assis l’un à côté de l’autre, plutôt que l’un derrière l’autre.

Le premier Hawker Hunter entra dans la Royal Air Force en 1951. Le premier design montra vite ses limites, notamment ses réservoirs, trop petits, ne lui permettant pas de rester longtemps en vol. Un autre défaut provenait des munitions éjectées par les canons, qui avaient tendances à endommager le fuselage au moment de l’éjection. Pour accentuer encore les défauts, la verrière avait tendance à s’embuer rapidement, voir à se glacer lorsque l’avion effectuait une descente rapide. Rien ne prédestinait donc cet avion à une telle longévité, sauf que son pilotage était un régal pour les pilotes. Très facile et répondant, le Hawker Hunter affichait de très belles capacités en vol.

Le design du Hawker Hunter fût modifié pour pallier à tous ces défauts, ce qui permit à l’avion de conquérir les cieux et de se créer une réelle histoire d’amour avec la majorité des pilotes qui ont eu la chance de le piloter. Le Hunter est subsonique, atteignant une vitesse de Mach 0.94, sauf en piqué où il peut devenir supersonique. Le Hawker Hunter reste un avion très agréable à piloter. Même si la très grande majorité des Hawker Hunter sont hors service, il reste quelques exemplaires entre des mains privées qui continuent à faire voler cet avion légendaire, notamment en Grande-Bretagne, Afrique du Sud et en Suisse.

Expérience de combat aérien

Faites un vrai combat aérien avec de vrais pilotes de chasse sur avion léger avec visée et cible laser. Installé dans un avion bi-plan de dernière génération, vous visez et tirez grâce à un laser sur un autre avion….votre adversaire du jour, et c’est vous qui avez les commandes. Pas besoin d’avoir un brevet de pilote car avec les conseils d’un pilote de chasse rien que pour vous, vous évoluez pour vous placer, viser et tirer sur l’autre avion. Le système laser embarqué permet d’actionner le fumigène de l’autre, et de constater la précision de vos tirs instantanément. Cette expérience est totalement unique en Europe. C’est l’occasion non seulement de voler au dessus d’une superbe région, mais aussi de faire un vrai combat aérien façon Top Gun.

Suivez le lien pour en savoir plus sur cette expérience de combat aérien.

Quand la Russie fait peur au Japon

Le 9 février, le Japon s’est mis en état d’alerte. Pas parce qu’un énième tremblement de terre menaçait les populations, mais parce que deux bombardiers stratégiques Russe accompagnés d’avions de reconnaissance et d’interception se dirigeaient dangereusement vers l’espace aérien nippon. Ceci a provoqué la mise en alerte et le décollage en urgence de F-15 et F-16 japonais qui partirent à la rencontre des bombardiers et avions de chasse russe.

Cet épisode a sans doute rappelé à de nombreux officiels le souvenir pénible du 747 abattu par l’aviation Russe et rappeler qu’en la matière, les Russes ne plaisantent jamais. D’où la crainte nippone lorsqu’ils ont vu apparaître sur les écrans ces 5 appareils, dont les bombardiers stratégiques. En réponse, les officiels russes ont rappelés qu’ils volaient au dessus des eaux internationales et qu’ils n’étaient en violation d’aucune règlementation.

Les Russes ont repris des manœuvres stratégiques aériennes en 2007 sur cette partie du monde. Ce qui crée parfois des tensions car certains petits territoires sont encore l’objet de disputes. Le plus terrifiant est qu’aujourd’hui, la Russie est prête à faire peur à son voisin japonais, sans raison apparente. Et ceci témoigne d’un état d’esprit très particulier, à quelques mois de l’élection présidentielle qui verra en toute probabilité Vladimir Poutine reprendre le trône.

Vol en L39 Albatros

Le L-39 Albatros est un avion d’entraînement militaire construit par la firme tchécoslovaque Aero Vodochody, qui a succédé à l’Aero L-29 Delfin comme avion standard d’entraînement des forces du Pacte de Varsovie. Si la fin de l’Union Soviétique fit chuter de plus de 80% les ventes de cet appareil, avec ses dérivés L-59 et L-139, il restait début 2006 l’avion d’entraînement à réaction le plus répandu dans le monde. C’est aussi devenu un warbird très apprécié. Vous souhaitez faire un vol en L39 Albatros ? Contactez-nous.

vol l39

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Baptême en avion de chasse – durée de vol et quelles promesses ?

Faire un baptême en avion de chasse est une expérience réellement unique. Et celle-ci devrait être totalement exceptionnelle pour celui ou celle qui la vit. Néanmoins, il nous arrive de voir que certaines personnes sont frustrées à la descente de l’avion – c’était trop court – nous disent-ils. La durée de vol joue énormément dans l’appréciation et la frustration de la personne qui fait son vol en avion de chasse.

Il est important de noter que nous recommandons d’effectuer un vol d’un minimum de 30mn afin de ne pas frustrer les personnes. C’est à notre avis le minimum de temps à passer en vol pour effectuer un vol qualitatif, et notamment pouvoir se rapprocher de zones où l’on peut faire des évolutions. En dessous de 30mn, nous ne pouvons pas, ce qui explique la frustration.

Alors pourquoi faire des vols de moins de 30mn ? Nous recommandons à nos partenaires de vente de rester sur 30mn, mais certains estiment qu’ils pourront vendre plus si le vol est moins cher. Mais un prix inférieur implique nécessairement de réduire la durée du vol. Et si nous réduisons la durée du vol, nous ne pouvons pas atteindre les zones d’évolution, et en conséquence, la frustration pourra être grande.

Nous sommes conscients que le prix est cher, mais malheureusement opérer un avion comme le L39 Albatros est également très coûteux. Nous ne pouvons donc que vous encourager à réserver votre vol, sur une durée de 30mn, pour être sur de ne pas regretter et d’être frustré par l’expérience. N’hésitez pas à nous contacter pour toute question.

En planeur jusque 27Km d’altitude

Planer jusque 90,000 pieds – est-ce possible ? C’est le pari d’Einar Enevoldson qui détient le record de vol en altitude en planeur – à un peu plus de 50,700 pieds, soit 15.5Km d’altitude – c’est 5km de plus que l’altitude traditionnelle de vol d’un avion de ligne. Le projet est dénommé Perlan 2 et doit permettre la construction d’un planeur tout à fait unique, avec un cockpit de vaisseau spatial permettant au pilote de grimper dans la stratosphère en toute sécurité. L’altitude ciblée est 27.4km. A titre d’exemple, le record détenu par le Lockheed U2 est de 22.4km. Toute la difficulté du projet est de pouvoir continuer à monter. Einar Enevoldson estime qu’il est possible d’utiliser les ondes stratosphériques des montagnes. Comme pour un parapente, le vent et l’air chaud sont plus fort alors qu’ils tapent sur les montagnes permettant à l’engin volant d’aller encore plus haut. C’est ce qui avait permit à l’époque d’atteindre 15km d’altitude en planeur. En grimpant dans la stratosphère, ces ondes se poursuivent, et parce que le planeur est léger, elles devraient permettre de continuer l’ascension jusqu’à 90,000 pieds. Lubie ou réalité, nous le saurons au printemps 2013, date d’envol d’Einar Enevoldson.

Bonne année 2012

Nous vous souhaitons le meilleur pour cette nouvelle année. Surtout la santé, le reste en découle… Nous espérons vous faire vivre de bonnes sensations en 2012, dans le cockpit de notre avion de chasse L39 Albatros. Notre avion se tient au chaud pour l’hiver et nous nous maintenant en forme pour vous faire vivre des moments exceptionnels dans les airs. Alors à bientôt dans le cockpit, et encore une excellente année 2012 pour vous même et vos proches.

Joyeux Noël

L’année 2011 se termine doucement… Toute l’équipe de Vol-L39 se joint à moi pour vous souhaiter d’excellentes fêtes de fin d’année et par avance, une très bonne année. Nous sommes ravis du bilan de notre année. Nous avons réalisés de nombreux vols en avion de chasse et avons pu partager notre passion avec vous. 2012 sera du même augure, et mieux encore, grâce à une professionnalisation de vol en avion de chasse et du vol dit à sensations. La DGAC devrait officialiser un texte régulant un peu plus les vols en avion de chasse, ce qui permettra d’avoir des structures sérieuses et professionnelles en exercice, ce qui n’est pas toujours le cas. Donc 2012 sera bon ! Et pour se faire du bien avant de tourner la page de 2011, voici une petite vidéo de vol en avion de chasse.

Jaguar: excellent avion de chasse

Le Jaguar est un avion de chasse développé par BAC (devenu BAE) et Breguet – regroupé sous le nom de SEPECAT. Le premier exemplaire français à voler, en septembre 1968, fut le biplace modèle E (dont 40 exemplaires furent commandés par l’aviation française), suivi en mars 1969 du monoplace Jaguar A, avion de chasse d’appui tactique. Les livraisons des exemplaires du modèle E commencèrent en mai 1972, suivies en 1973 par l’arrivée de 160 Jaguar A.

Les versions britanniques comme le Jaguar S (d’attaque) et le Jaguar B (d’entrainement), volèrent respectivement le 12 octobre 1969 et le 30 août 1971 et furent livrés à la Royal Air Force sous le nom de Jaguar GR. Mk1, Jaguar T.Mk.2/2A. Le Jaguar International, qui a volé la première fois en août 1976 était destiné au marché étranger. Parmi les acheteurs : Equateur, Nigéria, Oman, Inde. Un projet français a été présenté pour produire une version embarquée porte-avions du Jaguar, mais le Super Etendard fut choisi à sa place.

Conçu comme un avion de chasse tactique, le Jaguar a été employé au combat pendant la Guerre du Golf en 1991 et à prouvé sa valeur dans les attaques de précision. Son habitacle monoplace ne nécessite pas de visibilité à 360° d’un avion de chasse de supériorité aérienne. A l’intérieur, l’habitacle est de conception ancienne, car il a été élaboré bien avant le développement des viseurs numériques.

Le Jaguar dispose d’un nez caractéristique, en forme de scalpel, qui contient le télémètre laser et le chercheur de cibles marquées. Le Jaguar peut porter un armement de 8 bombes de 455Kg. Il dispose aussi d’un canon lourd de 30mm installé de chaque côté du fuselage, au dessous des prises d’air du moteur. Le Jaguar est équipé de deux turboréacteurs de 3313Kg de poussée, propulsant le Jaguar jusqu’à 1593kmh. Le Jaguar dispose d’un rayon d’action au combat de 560km.