C’est absolument incroyable de se dire que quelqu’un ait pu prendre plaisir à déposer une bombe factice à bord d’un vol Air France reliant l’île Maurice à Paris.  Le colis suspect qui a déclenché dans cette nuit de samedi à dimanche un atterrissage d’urgence pour le vol AF463 Air France entre l’île Maurice et Charles de Gaulle, était finalement inoffensif. L’enquête révèle qu’un passager plaisantin y avait dissimulé un dispositif incluant un minuteur de cuisine… Les passagers, qui ont été évacués par des toboggans d’urgence, attendent toujours à Mombasa d’être réacheminés vers Paris. « L’engin (…) était inoffensif. C’était un ensemble de cartons, de papiers et d’un minuteur de cuisine », a déclaré Philippe Gagey lors d’une conférence de presse ce dimanche après-midi. Le colis suspect a été découvert par une hôtesse de l’air dans les toilettes « dans un placard situé derrière un miroir contenant des consommables mis à la disposition des passagers ». Le commandant de bord, avisé de la découverte par l’équipage de cabine, avait décidé de dérouter le 777-300ER d’Air France avec 459 personnes personnes à bord (et 14 membres d’équipage,) pour un atterrissage d’urgence à Mombasa au Kenya à 0h37 ce dimanche matin. Les passagers ont été évacués par un toboggan d’urgence, mettant en lumière l’inquiétude qu’a provoquée ce colis suspect. Selon une source interne d’Air France reprise par BFM TV, le dispositif était composé de « deux horloges digitales transparentes avec deux horaires différents, sans a priori de décompte, d’un fil noir ressemblant à une antenne de radio-réveil, et de quatre cartons rectangulaires reliés par un adhésif et des pinces métalliques ». Selon Philippe Gagey, une fouille de sûreté avait été menée avant le décollage par l’équipage, c’est donc a priori un acte malveillant de la part d’un passager.